Administrateur de biens : «un rôle primordial à jouer sur le marché de l’immobilier»Le métier d'administrateur de biens distingue deux activités : le syndic et la gestion locative. Le CSAB (Conseil supérieur de ladministration de biens) vient de publier un Livre Blanc sur le métier et les évolutions nécessaires pour s'adapter aux nouvelles attentes des propriétaires et des locataires.«Au carrefour des métiers de l'immobilier, notre profession reste méconnue. Pourtant, nous avons un rôle primordial à jouer sur un marché de l'immobilier qui connaît de fortes tensions : hausse des prix à la vente et des loyers, inflation législative, sécurité des immeubles... » a déclaré dans un communiqué Alain de Kaenel, président du CSAB. En 2005, le CSAB a mené une campagne de réflexion sur la profession : enquête auprès des administrateurs de biens, de leurs collaborateurs, de bailleurs et copropriétaires, sur l'image et la perception de leurs prestations. Selon les résultats de lenquête, 76,4% des administrateurs de biens affirment avoir un métier passionnant. Egalement, les administrateurs de biens sont soucieux de leur image et de leur réputation. La réputation d'un cabinet constitue pour 29,7 % d'entre eux le premier facteur de choix d'un gestionnaire de copropriété, et pour la gestion locative, 31,2%. Lactivité syndic Selon lenquête, le syndic doit être un fin négociateur : il faut convaincre qu'il n'est pas un coût mais bien un investissement, alors que les propriétaires sont parfois réfractaires aux dépenses liées à la préservation du patrimoine et considèrent que le syndic peut être révoqué à tout moment. Pourtant, les copropriétaires reconnaissent l'ampleur des activités à couvrir : gestion comptable, optimisation de la gestion des fonds, gestion des impayés et des contentieux, gestion technique des travaux, du personnel, référent juridique... C'est aussi l'étendue des domaines d'intervention qui contribue à dégrader l'image des syndics. Lactivité gestion locative Toujours selon lenquête, les bailleurs attendent principalement de leur administrateur de biens qu'il gère l'encaissement des loyers de façon régulière et qu'il remette les déclarations d'impôts dans les délais. Ils n'ont pas d'attente particulière sur l'optimisation du capital, alors qu'il s'agit pour les administrateurs de biens d'une de leurs missions essentielles. Basée sur la confiance (deuxième critère de choix pour 23,8% des administrateurs de biens après la réputation), cette activité est perçue comme plus valorisante que le syndic, mais aussi plus simple et plus rentable, surtout dans un contexte économique favorable. Difficultés de recrutement Lenquête du CSAB révèle enfin les difficultés de recrutement de la profession dadministrateur de biens. Mal connue, la profession n'attire pas les vocations : quotidien difficile, clients de plus en plus exigeants et individualistes, pression économique croissante et nécessité d'avoir des compétences de plus en plus étendues, notamment en matière juridique et comptable. Par rapport à cette situation, Alain de Kaenel souhaite lancer une opération de communication auprès des jeunes afin de faire davantage connaître le métier d'administrateur de biens. |
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(12/12/2005)
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